Biographie

Loin de se morfondre sur son sort, L’1consolable est celui qui refuse de se consoler de ce dont il n’y a pas matière à se consoler: le sort réservé aux dominé-e-s par une organisation sociale capitaliste, raciste, sexiste et spéciste, prête à tout pour se perpétuer et conserver ses privilèges.

Auteur, compositeur et interprète de ses morceaux, L’1consolable rappe, sur de bons vieux breakbeats hip-hop teintés de jazz, de folk et de musiques du monde, la violence d’une société qui la pratique au quotidien tout en la prêtant à ceux qui se retournent contre elle.

Afin de conserver une totale liberté de ton et de propos, L’1consolable autoproduit et autodistribue tous ses opus, et recourt volontiers au financement participatif auprès de ses auditeurs et auditrices lorsqu’il le faut, pour peu que cela lui permette de continuer à se passer de tout financement d’Etat ou d’entreprises privées.

En 2011 sort L’1consolable est payé, double-album composé de deux volumes, L’1consolable est payé à rien foutre et L’1consolable est payé à foutre la merde, articulé autour des thèmes de la critique de la société de consommation, des normes sociales qu’elle impose et du travail aliénant qu’elle produit et promeut, ainsi que de l’attitude révérencieuse des grands médias à son égard.

L’année suivante, L’1consolable publie coup sur coup deux EP, Incisif et Face O Faces B, où le rappeur, afin de changer d’univers musical, scande ses textes sur les prods de beatmakers tels qu’Incise, Gramatik, Apathy, Dr. Dre ou encore Teddy Roxpin.

En 2013, paraît Au néant les barrières, projet singulier où L’1consolable met en musique, et en l’occurrence en rap, les poèmes de son père, Kemal B. La même année, sort ChaRAPdes, un maxi composé de 3 charades rappées, dévoilant le goût du MC pour l’exploration de formes nouvelles, notamment à travers l’écriture sous contraintes formelles.
En 2014, c’est au tour de L’1consolable est payé à leur dire d’aller se faire foutre, troisième et dernier volet de la trilogie L’1consolable est payé, de voir le jour, suivi de près par RAPortages, opus comportant une petite dizaine de reportages rappés sur l’actualité.

Début 2015, L’1consolable scande ses chroniques rappées sur l’actualité hebdomadaire au micro de Daniel Mermet dans l’émission Là-bas si j’y suis. Au printemps 2015, L’1consolable publie un album composé de 12 réécritures rappées des chansons de Georges Brassens, du Gorille à La Mauvaise Réputation en passant par Hécatombe, opus sobrement intitulé L’1consolable rappe Brassens. A la fin de la même année, parait L’1consolable est qualifié, EP 6 titres en forme d’autoportrait, en 6 adjectifs qualificatifs qui sont autant de chansons, et à l’occasion duquel le rappeur rend un hommage musical à Nina Simone en composant l’ensemble des prods de l’album exclusivement à partir de samples issus de ses chansons.

Au printemps de l’année suivante, L’1consolable publie sans aucun doute son projet le plus fou:
Rap Games compte 15 chansons de rap au contenu politique qui sont par ailleurs autant de jeux à solutionner par l’auditeurice, qui armé-e d’un magazine illustré d’une cinquantaine de pages pourra en découvrir les règles ainsi que les solutions.

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