Bibliographie sur la critique du travail

Littérature d’idées:

H. ARENDT, La condition de l’homme moderne, Pocket, 2002
B. BLACK, Travailler, moi Jamais , L’insomniaque, 2010
D. DE CASABIANCA, Pourquoi paresser, Aléas, 2007
C. DEJOURS, Travail, usure mentale essai de psychopathologie du travail, Bayard, 2008
F. GOLLAIN, Une critique du travail entre écologie et socialisme suivi, La découverte, 2000
A. GORZ, Misère du présent, richesse du possible, Galilée, 1997
Métamorphoses du travail critique de la raison économique, Gallimard, 2004
P. LAFARGUE, Le Droit a la paresse, 1880, reed. Allia, Paris, 1999
D. LINHART, Pourquoi travaillons-nous une approche sociologique de la subjectivité au travail, Erès, 2008
F. LORDON, Capitalisme et servitude Marx et Spinoza, La Fabrique une réflexion critique sur les affects engagés (aliénés?) dans le salariat
K. MALEVITCH, La paresse comme vérité effective de l’homme, Allia, 2000
K. MARX, Manuscrits de 1944, Vrin très bonne introduction et traduction de Franck Fischbach
F. MEDA, Le Travail : Une valeur en voie de disparition, Paris, Aubier, 1995
J. RIFKIN, La fin du travail, La découverte, 2006
B. RUSSEL, Eloge de l’oisiveté, Allia
R. SENNETT, Le travail sans qualité, Albin michel, 2000
J.- M. VINCENT, Critique du Travail, PUF, 1987
S. WEIL, La condition ouvrière, Gallimard, 2002
Manifeste des chômeurs heureux rapport d’inactivité n°1, 1996, Le chien rouge, 2006
Manifeste contre le travail , Collectif Krisis, 2004
Travailler deux heures par jour , Collectif Adret, 1977
L’insurrection qui vient, Le comité invisible, La Fabrique, 2007
«Le travail est-il (bien) naturel» – Le travail après la « fin du travail», Revue du MAUSS semestrielle, n° 18, 2e semestre 2001

De nombreux extraits des auteurs ci-dessus sur internet http://1libertaire.free.fr/AuteurEtThemes01.html

Sur le revenu universel inconditionnel:
B. FRIOT, L’enjeu des salaires, La dispute, 2010
B. MYLONDO, Un revenu pour tous, Utopia
Ne pas perdre sa vie à la gagner, Le Croquant, 2010

Sur internet: http://pourunrevenusocial.org

Littérature:

J. AKINORA, Les aventuriers du RMI
B.BRECHT, Sainte Jeanne des abattoirs
E. CORMANN, Cairn
KAFKA, La métamorphose
MELVILLE, Bartleby
F. RICHTER, Electronic city
J.PREVIEUX, Lettre de non-motivation

Films documentaires:

Le chômage a une histoire 1981-2001, Gilles Balbastre
Attention danger, travail
Pierres Carles
Volem rien foutre al païs, Pierres Carles
J’ai (très) mal au travail, J.M. Carré
Travailler à en mourir, Paul Moreira
La mise à mort du travail, Jean-Robert Viallet
Les Lip, l’imagination au pouvoir, Christian Rouaud
Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés, M.A. Roudil et S. Bruneau

Films (fictions):

Ressources humaines,
L. Cantet
Les temps modernes, C. Chaplin
Themroc, C. Faraldo
Louise Michel, G. Kerven
L’an 01, Gébé
Violence des échanges en milieu tempéré, Jean-Marc Moutout

http://www.bnf.fr/documents/biblio_travail.pdf

« Dans la glorification du «travail», dans les infatigables discours sur la «bénédiction du travail», je vois la même arrière pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous: à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir –, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. – Et puis épouvante Le «», justement, est devenu dangereux  Le monde fourmille d’ « dangereux» Et derrière eux, le danger des dangers – l’ individuum  […] Êtes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure Mais qu’est devenue votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c’est que respirer librement si vous n’avez même pas un minimum de maîtrise de vous-même»

[Nietzsche, Aurore (1881), Livre III, § 173 et § 206, trad. J. Hervier, Gallimard, 1970]